En finir avec les idées fausses sur les pauvre et la pauvreté
Plus la crise économique se prolonge, plus elle est présentée comme le résultat d’une compétition où les plus forts s’en sortent grâce à leur mérite et les plus faibles plongent à cause de leurs défauts. Les pauvres se voient ainsi convoqués au tribunal de l’opinion publique : s’ils sont pauvres, ce serait « de leur faute ». « S’ils font des enfants, c’est pour percevoir des aides. » « Ce sont des assistés qui creusent nos déficits. » « Ils s’en sortiraient s’ils savaient gérer leur budget.