Journée EAPN - REPIS

Révis

Le 12 juillet 2018,  militants et alliés ont participé à la 13eme rencontre participative pour l’Inclusion sociale qui avait pour thème : « Du RMG au Revis - Un changement de paradigme ? »

A l’issue de cette journée, le Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, Monsieur Schmit Nicolas et la Ministre de la Famille et de l’Intégration, Mme Cahen Corinne répondaient aux questions posées par les participants et bénéficiaires du RMG.

Activation vs insertion : Quelle est la différence et quelles sont les démarches ?

 Logement et communautés domestiques : Quels sont les changements ?

 Les montants : Le Revis garantit-il d’avantage une vie décente que le RMG ?

 Les personnes les plus vulnérables : dans quelle mesure le Revis prend en compte des familles monoparentales, des jeunes, des sans-abris et de leur activation ?

 Le Revis et la santé : même si je ne suis pas apte à travailler, comment garantir mon inclusion sociale ?

Les textes se voulant trop complexes pour pouvoir être repris en détail par les participants, les deux ministres ont apportés des réponses qui se voulaient rassurante et tranquillisantes pour l’audience.

Ex : Mme Cahen rappelle que la subvention loyer est sorti du Revis et qu'avec toutes les subventions on arrive au-dessus du seuil de pauvreté.

Selon M. Schmit, le but du Revis « est de mettre chaque personne debout ». Dans le système des ATI (Affection temporaire indemnisée), les gens n'arrivent pas à sortir de la précarité, donc il faut changer le système.

Selon lui, cette nouvelle loi est adaptée aux bénéficiaires. Le but est de sortir les gens des contrats ATI et de les intégrer dans des contrats de travail normaux. Mais il n'y a pas d'activation sans participation du demandeur, pour cela il existe une « Convention de collaboration ». Les formations sont destinées pour améliorer les compétences. Il s'agit d'un projet professionnel, de vie que la personne concernée doit accepter. M. Schmit parle encore du bon exemple donné par CO-labor.

 Pourtant, il a été rappelé lors de l’introduction, que cette loi créée au départ afin de lutter contre la pauvreté, n’avait pas réussi à atteindre cet objectif.

 Lors des préparations, il avait été dit par les professionnels que les personnes qui travaillent à mi-temps seraient défavorisés à long terme, surtout pour les nouveaux demandeurs.

Les bénéficiaires concernées ont souvent rapporté que l’administration de l’emploi se souciant peu de leur situation, se retrouvaient livrés à eux même, même sur le plan professionnel…

Au final seulement dans 3 ans, lors d’un premier bilan qu’il leur sera possible de faire une évaluation de la loi. C’est à ce moment-là qu’une réadaptation et des changements pourront y être apportés.