RENCONTRE INTERNATIONALE DU GROUPE « JEUNES » À BERLIN

Berlin

Cette rencontre, organisée avec le soutien du « Deutsch-Polnisches Jugendwerk », a lieu chaque année depuis plusieurs années. Cette année, elle s’est tenue du 25 août au 2 septembre à Haus Neudorf, près de Berlin.

Pendant une semaine, des jeunes militants et responsables polonais, allemands et luxembourgeois se sont réunis autour du thème « SAFE HOME 4 ALL », qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne des Nations Unies consacrée aux enjeux liés au logement. 

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L’objectif était de réfléchir ensemble à la complexité des problématiques du logement dans les différents pays représentés. Au-delà des enjeux sociopolitiques, les discussions et les ateliers ont également porté sur la notion de « chez-soi » : ce qui définit un lieu où l’on se sent en sécurité, les conditions nécessaires pour y accéder et les dimensions sociales, environnementales et humaines qui contribuent à en faire un véritable foyer.

° L’activité phare du séjour fut la construction collective d’un véritable « chez-soi », sous la forme d’un bivouac permettant d’accueillir les participants pour une nuit.

Les jeunes ont construit cet abri à partir de zéro, en utilisant du matériel en partie importé du Luxembourg et des ressources récupérées sur place. Le processus, long et complexe, a nécessité de relever ensemble de nombreux défis logistiques et de trouver des solutions collectives.

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Cette expérience immersive a permis d’aborder concrètement les notions de logement, d’abri et de besoin fondamental de protection. Malgré les difficultés et quelques moments de tension, l’expérience et le résultat ont été largement perçus par les participants comme marquants et inoubliables.

L’implication a toutefois varié selon les participants : certains se sont pleinement investis dans ce défi collectif, tandis que d’autres ont participé de manière plus ponctuelle. Cette diversité s’est également retrouvée dans le choix de passer ou non la nuit dans le bivouac.

Voici quelques réflexions exprimées : 

  • La construction d’un logement ne va pas de soi. Un habitat exige de grandes ressources matérielles, humaines, de temps et encore d’autres contraintes. Un habitat stable est quelque chose de précieux parce qu’il exige beaucoup de ressources de tout genre. 
  • Pour la mise en place d’un logement, une grande logistique et une large coopération doit avoir lieu. 
  • Pour bien vivre ensemble, il faut avoir une relation constructive avec les autres.
  • Tout le monde dans un foyer, dans un « chez-soi » doit pouvoir exprimer de ce dont il a besoin. 
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° Durant la rencontre, d’autres ateliers ont également été proposés. Parmi eux, un atelier de fabrication de porte-clés, organisé par le groupe polonais, invitait les participants à créer des motifs inspirés du thème de l’habitat. Lors d'un autre atelier, un collage réalisé sur toute la longueur d’un mur a également permis de poursuivre les discussions et les réflexions autour de la notion d’habitat sûr, tout en abordant la réalité de celles et ceux qui n’ont pas de logement ou qui vivent dans des conditions précaires et difficiles.

L’atelier « Quizz » que le groupe luxembourgeois avait préparé a permis d’approfondir la réflexion sur la diversité des habitats à travers le monde et sur les conditions de vie des populations. Les participants devaient identifier une vingtaine de logements variés, allant des bidonvilles de Delhi à l’île luxueuse de Fisher Island, en passant par les maisons souterraines d’Australie ou les igloos de l’île de Baffin au Canada.

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Voici quelques témoignages et idées marquantes émergés à la suite du « Quizz » :

  • Adaptation aux ressources locales : Les pays construisent avec ce qu’ils ont dans la nature et autour d’eux. 
  • Fonctionnalité et nomadisme : Beaucoup de logements n’ont besoin ni de toilettes privatives ni d'espaces de détente, mais doivent être très faciles à monter et à démonter. 
  • Protection contre les contraintes et risques : Les logements doivent protéger du froid, mais aussi des dangers naturels (canicules, inondations, animaux sauvages…) et, parfois même, des conflits armés.
  • Inégalités criantes : La distribution des logements dans le monde est profondément injuste. Certains doivent habiter à dix dans une baraque insalubre, tandis que d’autres résident dans des villas luxueuses de  avec piscine chauffée sur le toit. 
  • De l'esthétique au besoin vital : Dans plusieurs logements, il existe une dimension esthétique visant le bien-être ; cependant, pour la majorité de la population mondiale, habiter répond d'abord à un besoin fondamental de sécurité et de maintien de la vie.
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Enseignement clé de l'activité :

VIVRE DANS UN LOGEMENT SIGNIFIE TOUT D’ABORD SURVIVRE. 

° Au-delà de la dimension de rencontre, d’échange et de réflexion, le séjour a également accordé une place importante aux activités culturelles.

Dans ce cadre, le groupe a eu l’occasion de découvrir la ville de Berlin, notamment à travers une visite du « Musée d’Art Käthe Kollwitz », où les participants ont pris part à un atelier guidé. Cette visite leur a permis de découvrir l’histoire et l’œuvre d’une artiste engagée, qui a consacré sa vie à défendre les plus démunis et à témoigner des conditions de vie des populations les plus vulnérables de la société.

Les jeunes ont également pu approfondir leurs connaissances historiques lors de la visite du « Musée du Mur » à Friedrichshain, ainsi que de l’ « East Side Gallery ». Ces différentes découvertes culturelles et historiques ont été complétées par une rencontre avec des acteurs de la série télévisée populaire « Berlin – Tag & Nacht ».

Échanges, réflexions, travaux manuels, découvertes, loisirs et vivre-ensemble ont ainsi rythmé le séjour et ont été largement appréciés par les participants. Ces moments de partage ont contribué à créer une dynamique positive et conviviale tout au long de la rencontre. Ainsi, le dernier jour, les « aurevoirs » furent difficiles et émotionnels.